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F A I T S P O É S I E

« Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie » , Paul Valéry

Bulletin n°1
mercredi 1 juillet 2026
Société

1,17 MILLION DE DEMANDES DE RÉGULARISATION

L’Espagne lance un plan massif de régularisation de personnes sans papiers.

1,17 MILLION DE DEMANDES
        DE RÉGULARISATION
Demandeur d'asile qui tire le diable par la queue et qui veut garder son boulot de m...
Rendre régulière une situation irrégulière par un accord à contre courant. L'Amérique latine souhaite, faute de mieux, se fondre dans la masse d'ici. Les comptes au doigt mouillé avaient dit : 1. Le réel répond : 3. Ça fait un peu plus, ils vous le mettront quand même. Soyons pragmatiques au niveau des bras. Il en faut. Des bras interchangeables au prix d'ailleurs mais trouvés ici. Pas de frais de transport. C'est gagnant-gagnant-gagnant. Au lieu de se cabrer, de refouler du goulot, pour rien sinon pour voir le même revenir tel quel par la fenêtre que l'on a pris soin de laisser grande ouverte. Et pourtant, les casiers judiciaires sont vierges. Incroyable ! Pauvres et honnêtes ! Cela a bien du mal à entrer dans les têtes des culs institutionnellement installés. Mettre au pas des pauvres gens honnêtes, y'a pas de quoi être fier. C'est une corrida où les taureaux ont les mains attachées dans le dos. La foule n'est pas là pour voir ça. La foule avalera ce foutu travail qui a besoin de bras, de dos, de pugnacité. Autant de choses que le matador a oubliées, allongé de tout son large sur la plage ronde qu'il vient de salir au nez de l'arène.
Politique

Jean-Luc Mélenchon

entre en campagne avec son concept de "nouvelle France", mais de quoi s’agit-il ?

Incarnation, réincarnation. La chair qui prend la place d'un monde étranger. Ce doit être nouveau, nouvelle craie qui doit grincer au tableau des meetings. Il s'agit de remplacer le remplacement. Alors Mélenchon hameçonne à tout va. C'est sa mission de champion, son emploi à la Comédie à la Française. Il est le hallebardier qui tient de 'ses purs ongles très haut' le drapeau dans les processions gauches. Les egos s'accrochent à ses tétons si chauds, si âpres aux dogmes qui, un soir, soulageront les pieds de tous ceux qui marchent debout. Les gens heureux voudraient tant faire partie de la 'France telle qu'elle est aujourd'hui" ! J'en ai parlé à Bompard qui a dit : "c'est NON". Bon. J'étais volontaire aveugle et vaniteux, c'est-à-dire militant. Tant pis pour eux : je vais devoir me frotter au réel sans l’ectasie du chef, seul à mains nus. Cette nouvelle France est intraitable, inflexible comme le Bien laid vis-à-vis du Mal. Cette armée accepte tout le monde pourvu que tu souffres. Si tu ne te bats pas, reste chez toi, on se battra en ton nom. C'est à cet instant précis que j'ose demander : "et les juifs ?" Là, c'est Hassan qui me dit : "c'est NON". Voilà, la messe est dite. Les sélections sont faites. Les listes de titulaires sont en place, on ne les raturera plus et il n'y aura pas de remplaçants. On a dit dès le début : aucun remplacement. Le comité de Salut Public suinte le Vrai comme instant du Faux, il aiguise ses sourires au couteau et se soumet à la déesse Raison qui, en retour, l'oint de sa semence zététique. Mélenchon va perdre. En rase campagne, comme un con, loin des quartiers, coincé sous sa loge, sous son âne Buridan. Un hélicoptère atlantique viendra le sauver pour une remise en état avant sa dernière prise d'exposition dans la vitrine du Capital.

Jean-Luc Mélenchon
Le sénateur ressemble à son secret.
Faits divers

Corbeil-Essonnes : une femme entre la vie et la mort après un violent carambolage

La voie appelle de son nom : Francilienne. Elle se parcours tous les minuits par des lumières doubles à grande vitesse. On se frôle, on se touche, on s'assassine par la tôle froissée, injuriée, maladroite au volant. Au début, c'est un simple accroc au cheminement. Un arrêt pour constater le réel qui surgit dans cette nuit comme partout, comme vengeur d'une cause inconnue. Personne ne se méfie, concentré sur l'absence de constat dans la boite à gants, l'absence de stylo Bic, l'absence de téléphone. Les pas faits de côté, à côté du carambolage, ensommeillés de toutes ces absences, éloignent les corps valides. Ce petit monde constitué par le hasard d'un choc pourtant léger, presque insignifiant devient obstacle monstrueux, iceberg aventurier qui traverse. Et c'est l'incompréhension des élans normaux de la voie qui n'ont pas l'imagination nécessaire pour croire à la réalité de ce petit monde froissé de métaux. Parmi eux, un véhicule sombre, désigné au hasard bourreau, lancé dans sa logique, tiré par les explosions de son carburant et de ses culbutes vient frapper les fantômes à pied titubants. Quelques formes ont été prises dans la toile du drame : parmi elles, une femme et ses 25 ans et ses jambes de verre brisé, son cœur qui hésite encore et qui repart encore dans l'ambulance céleste.

International

GUERRE SOUS CONDITIONS

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi que la guerre en Ukraine prendrait fin seulement lorsque la Russie aurait atteint ses objectifs.

GUERRE SOUS CONDITIONS
A nouveau, le vent glacé prit la parole. En face, les forces ne disent mots qu'on sent et le pays ciblé est déjà mangé par l'Alliance. Les blés, les champs. Tout. Vendu à vil prix, il y a 10 ans. Aujourd'hui, les livres de comptes peuvent être mis au propre, soignés ligne à ligne, dette contre dette. Nous ne nous souvenons pas des morts allongés. On ne les compte pas parce qu'ils ne comptent pas. Jamais. Pas plus alignés sur ce champs boueux là que, jadis, sur les champs boueux d'ailleurs. On ne comptera que ce qui est en paramètre par le contrat de départ contresigné d'une croix, bien en amont sur la toile cirée morgue, celle posée à même la table à sacrifices de nos banques. Un cessez-le-feu n'a pas d'article alors que toute mort en a un, au bas du fameux contrat, tout au bas signé contraint. Conséquence : les drones se perdent, sans carnet de route. Tiens, la Roumanie ! L'exil ! Le n'importe où. Volodymyr Zelensky, zèbre parmi les zèbres dans l'itinérance du cirque Buffalo Bill, s'est habitué à se secouer devant les casques, les potlatchs, la lumière des phares. C'est son contrat à lui, intermittent avide accumulant les heures pour ses prestations de petit bison. Les frappes russes ne le réveillent pas, elle réveillent d'autres frappes. Car les tranchées ennuient, on s’encanaille dans les quartiers résidentiels et les entrepôts de carburants. Les médias alors s'étranglent un peu, du bout d'un édito fagoté IA. Juste le service commandé minimum à réciter et préparer les prochaines vraies pilules de feu à avaler sans cracher. Il va falloir y aller un jour où l'autre, le jour où il n'y aura plus le choix. Voilà une clé : effacer les options, les échappements et leurs annexes. Transformer toute fenêtre ouverte en trompe l'œil. Ne plus éclairer les sorties de secours mais les couvrir de glue. Ainsi, la guerre devrait rester seule.
sewing header x
Exemplaire aimé d'un animal de compagnie. Son regard baissé pique les tissus les plus doux au doigt à la ronde dansante manivelle. Le fil de mon Ariane tictaquera éternellement chez ma mère toute souriante.
Environnement

Les alertes sur les PFAS

Proposition de loi déposée par le groupe écologiste visant à restreindre les PFAS dans les cosmétiques et les textiles

Les alertes sur les PFAS
Pas d'analyse, pas de container.

Les poisons participent à tout. Dans l'eau de nos tubes, dans les tissus sur nos peaux, dans les boites qui séparent les trucs d'autres trucs dans les cuisines. Ils ne se cachent même pas. Ils s'assombrissent un peu sous des labels chinois du genre : polyfluoroalkylées, polytétrafluoroéthylène. La chimie est magique, elle résiste à tout, ne se dégrade jamais. Pas question qu'elle s'efface sous nos caresses. Elle veut rester en substances indélébiles sur nos débiles, nos cancers, nos couilles, nos guerres mondiales. C'est l'éternité de la déchetterie Les poisons nous ont apprivoisés. Ils nous considèrent comme des crevasses à remplir. C'est devenu leur mission principale. Le temps des serpents est révolu, on ne se mord plus, on ne crache plus à distance. Non, on coule avec le ruisseau, on enduit le poil. J'ai oublié leur blaze et je ne connais pas leur visage. Je ne sens pas leurs dents me mordre l'estomac, je ne sens pas leurs excréments qu'ils déposent au beau milieu des pièces de nos palais.